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N’ayant pas pu entrer dans l’Orangerie du Jardin du Luxembourg car la file d’attente était démesurément longue, je me suis baladé dans le jardin pour prendre un peu l’air, sérieusement rafraîchi en ce dimanche de février. J’ai découvert des petits buissons de sarcococcas en pleine floraison. Quel parfum !
Ces petits arbustes poussent en zone ombragée, où ils forment des petites touffes plus ou moins compactes avec un beau feuillage vert foncé brillant.
Les fleurs toutes petites sont regroupées et disposées le long des rameaux, sous les feuilles. Leur couleur crème n’a rien de spectaculaire, mais leur parfum est exceptionnel. Non seulement il est puissant, mais aussi suave et capiteux. Aussi fort que du jasmin ! En plein hiver, c’est un grand plaisir.
Mon pied de Sarcococca est couvert de boutons, mais les fleurs ne sont pas encore ouvertes. Cela ne devrait plus tarder. Le balcon va être embaumé pendant quelques jours.
Après les vagues de froid successives qui ont duré plus que d’habitude cet hiver, le redoux de ces derniers jours accompagné d’averses fréquentes donne un nouvel élan à la végétation. Mais il faut rester méfiant car les gelées peuvent encore sévir pendant quelques semaines.
 Palmier (Trachycarpus fortunei) avec le stipe protégé contre le froid, Jardin d'acclimatation (Paris 16ème), photo Alain Delavie
Il est possible de dégager les plantes frileuses de leurs protections hivernales dans la journée. Mais il faut penser à les emmitoufler pour la nuit, surtout si le ciel s’est bien dégagé en fin d’après-midi. Ce petit manège un peu pénible va durer au moins jusqu’à la fin mars, sauf redoux bien installé.
 Nouvelles pousses de mon coeur-de-Marie (Dicentra spectabilis 'Alba') sur mon balcon, février 2010, photo Alain Delavie
Par contre inutile de protéger les jeunes pousses des plantes vivaces ou des bulbes à floraison printanière qui pointent un peu partout. Elles résistent assez bien au froid, tout du moins tant que les jeunes feuilles tendres des premières ne sont pas bien développées.
Si le temps relativement doux vous donne des envies soudaines de jardinage et que la pluie ne vous arrête pas, patientez quand même encore quelques jours pour faire des plantations. Le sol est très froid en profondeur, voire encore gelé dans certains endroits. Mais cela ne vous empêche pas de faire un grand nettoyage d’avant printemps ! Rameaux secs, feuilles et branches mortes, on coupe tout, sans oublier les quelques mauvaises herbes qui ont déjà bien repris de la vigueur…
Entre sculpture végétale et épouvantail, de drôles de créatures hantent les pelouses du Jardin d’acclimatation (Paris 16ème).
 Statue végétale dans une des pelouses du Jardin d'acclimatation, février 2010, photo Alain Delavie
 Statue végétale dans une des pelouses du Jardin d'acclimatation, février 2010, photo Alain Delavie
Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite (LOL) !
Le DISC SPEED avec sa grande tige et sa tête toute ronde, ce thermomètre extérieur fleurira votre jardin ou votre balcon tel un tournesol venu de la planète design.
 Thermomètre extérieur Disc Speed, Lapadd
Deux zones de lecture vous laissent le choix d’un relevé gradué très précis ou d’un relevé intuitif allant du bleu polaire (très froid) au rouge feu (très chaud). Un thermomètre de jardin ou de balcon aussi beau qu’utile, simple à utiliser et robuste.
 Thermomètre extérieur Disc Speed, Lapadd
En acier inoxydable brossé,
Indication des températures de – 30°C à + 50°C, technologie de mesure bimétallique très précise,
Hauteur de la tige réglable jusqu’à 1,17m,
Diamètre du disque : 20cm.
Design: Isabel Hamm & Mark Gutjahr.
Prix : 63 euros chez Lapadd.
Surprenant service à café géant au décor floral… En fait une des attractions pour enfants du Jardin d’acclimatation (Paris 16ème).
 Manège du Jardin d'acclimatation (Paris 16ème), février 2010, photo Alain Delavie
Le Village des manèges est le royaume de la fête foraine situé au cœur du Jardin d’acclimatation qui s’étend sur 20 hectares dans le Bois de Boulogne. Une vingtaine d’attractions et de stands de jeux offrent tous les plaisirs. Dont ce surprenant service en simili faïence de Sarreguemines…
 Manège du Jardin d'acclimatation, photo Alain Delavie
Ça a un petit côté Alice aux pays des Merveilles !
En 2010, le Jardin d’acclimatation (Paris 16ème) fête ses 150 ans.
 Photo Alain Delavie
L’inauguration du Jardin d’Acclimatation a lieu le 6 octobre 1860 en la présence de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie. Son succès est immédiat. Femmes du monde, domestiques, militaires et enfants se pressent devant les ours, la girafe, les chameaux, les kangourous, les bananiers, les bambous, les Peaux-Rouges et les lapons. La guerre de 1870 avec la Prusse interrompt pour un temps les visites. La famine à Paris impose en effet des mesures d’urgence. Les pensionnaires du Jardin sont abattus afin de nourrir la population de la capitale.
À partir de 1900, le Jardin d’Acclimatation devient le premier jardin de loisirs en famille, et développe alors une série de dispositifs éducatifs et culturels. Destinées à instruire le plus grand nombre, ses célèbres conférences-causeries portent sur l’hygiène, les voyages, la médecine, l’acclimatation, et sont illustrées par des photographies projetées sur grand écran. Salle de lecture, concerts, épreuves sportives, cinéma en plein air, cirque, attractions et manèges pour les enfants, le Jardin fait souvent figure de précurseur.
La vocation du Jardin est redéfinie en 1952. Il doit être un » parc de promenades, de loisirs de plein air dont les attractions doivent avoir un caractère instructif, sportif et familial « . Un théâtre de Guignol est ouvert, tandis que les bêtes fauves trop bruyantes disparaissent et que la fête foraine est contenue. Au cours des années 60, le Jardin est réaménagé, rajeuni, devient plus gai, alors que le musée des Arts et Traditions populaires s’implante dans un de ses bâtiments. Les nouveautés se succèdent avec la petite ferme en 1971, le Théâtre en 1973 et le Musée en Herbe en 1975.
À l’approche de l’an 2000, le Jardin s’est enrichi une fois encore de nouveautés teintées d’exotisme et d’Extrême-Orient. Une maison de thé, un jardin coréen célèbrent la nouvelle voie du Jardin d’Acclimatation : apporter rêve, fraîcheur, détente et joie à ses visiteurs tout en les entraînant dans un monde féerique, aux surprises toujours renouvelées
Ouverture :
D’octobre à avril : de 10 h à 18 h.
De mai à septembre : de 10 h à 19 h.
Ateliers du Jardin d’Acclimatation :
Activités d’éveil où s’allient découverte, apprentissage et créativité. Cuisine, jardinage, magie, théâtre, calligraphie, parfum, petit laboratoire des couleurs… Mercredi, samedi et du lundi au samedi pendant les vacances scolaires de 10h à 12h et de 14h à 16h. Pour tous renseignements : 01 40 67 90 85.
- Ateliers du Musée en Herbe, ateliers d’arts plastiques : Mercredi et samedi à 15h, dimanche à 14h, tous les jours pendant les vacances scolaires à 14h et à 16h.
- Baby ateliers de 2 ans 1/2 à 4 ans 1/2 : Mercredi, dimanche et tous les jours pendant les vacances scolaires à 11h. Pour tous renseignements : 01 40 67 97 66.
- Ateliers de l’Explor@dôme, ateliers scientifiques et multimédia : Mercredi, samedi, dimanche et tous les jours pendant les vacances scolaires* à 10h30, 14h et 16h.
Entrée du Jardin :
Plein tarif : adultes et enfants à partir de 3 ans, 2,70 euros.
Carnet de 14 entrées : 27,00 euros.
Tarif réduit : Senior, famille nombreuse, émeraude, 1,35 euros.
Carnet de 14 entrées : 13,50 euros.
Gratuit : personnes à mobilité réduite et enfants de moins de 3 ans.
Attractions :
1 ticket 2,70 euros.
Carnet de 15 tickets 32,00 euros.
Carnet de 25 tickets 48,00 euros.
Carnet de 50 tickets 80,00 euros.
Petit Train Porte Maillot :
Trajet aller / retour 2,70 euros.
Trajet aller / retour + entrée plein tarif 5,40 euros.
Trajet aller / retour + entrée tarif réduit 4,05 euros.
Vous souhaitez visiter le Jardin ?
Prenez le petit train. Au départ de la Porte Maillot, le Petit Train vous conduit à travers bois jusqu’à l’entrée principale du Jardin d’Acclimatation.
Prenez le métro : station Les Sablons, prendre la rue d’Orléans, l’entrée du Jardin d’Acclimatation est à 150 m.
Prenez le bus : le Jardin d’Acclimatation est desservi par 5 bus : 43 – 73 – 82 – PC – 174.
Renseignements au tél.: 01 40 67 90 82.
Fort du succès de la première formation de Guide-Composteur organisée en novembre dernier, une nouvelle session est programmée pour le mardi 16 février prochain.
 Jean-Jacques Fasquel, CompoSt'ory
Organisée par Jean-Jacques Fasquel, Maître-Composteur et pionnier du compost collectif à Paris, cette journée de formation allie théorie et pratique (visite d’un site de compost collectif) pour savoir faire un compost de qualité et être autonome dans la gestion au quotidien et au long cours d’un compost domestique ou collectif .
Elle est organisée à Paris intra-muros (Wificlub, 3 rue de Picpus, Paris 12ème) dans un lieu accessible en transports en communs, avec des horaires pensés pour faciliter la venue de stagiaires de province (9h30-17h30).
À noter : cette formation est éligible au DIF, tarif réduit pour les demandeurs d’emploi.
Programme de la formation :
Matin : de 9 h 30 à 12 h 30
• Définition
• Pourquoi composter ?
• Comment ça marche ?
• Phases et acteurs de la décomposition : les principes d’une bonne décomposition
• L’équilibre Carbone/Azote
• Que composter ?
• Où trouver des matières sèches ?
• Les méthodes et matériel de compostage, le cas particulier du collectif
12h30 –13h30: Repas offert et pris en commun
Après-Midi : de 13 h 30 à 17 h 30
• Démarrer son compost collectif
• Les différentes générations de compost et leurs utilisations respectives
• Sortie Terrain : visite d’un site de compostage collectif en pied d’immeuble
• Autres expériences de compost collectif (photos, vidéos)
• Mettre en place un projet collectif (méthodologie, timing, communication, facteurs clés de succès, …)
• Conclusion
• Evaluation
Cible : tous publics, aucun pré-requis.
Objectifs de la formation : Savoir faire un compost de qualité, être autonome dans la gestion au quotidien et au long cours d’un compost individuel, comprendre les spécificités d’un compost collectif (notamment en pied d’immeuble) pour en assurer son succès.
• Tarifs :
– 350 euros HT soit 418,6 euros TTC (TVA à 19,6 %.
– Tarif réduit pour les demandeurs d’emploi (200 euros TTC).
Ce tarif comprend :
– la formation,
– les boissons des pauses,
– le repas du midi.
Une attestation de présence et un certificat de formation sera remis aux stagiaires.
Programme détaillé et bulletin d’inscription à télécharger
Mon alerte par e-mail a connu quelques problèmes depuis quelques jours. Si vous étiez inscrit pour recevoir un e-mail chaque fois que je publie un nouvel article sur ce blog, il va falloir vous enregistrer une nouvelle fois.
J’ai du supprimer l’application qui ne fonctionnait plus correctement, mais en même temps tous les inscrits ont été effacés, hélas ! Désolé pour ce contre-temps, vous pouvez désormais vous inscrire pour recevoir un petit e-mail avec le titre et le résumé de chacun de mes nouveaux articles.
Ah, la technique…
Du 5 au 14 février 2010, retrouvez une grande exposition d’orchidées dans tous les magasins TRUFFAUT.
 Cattleya jaune, orchidée vendue chez Truffaut, crédit photo Truffaut
Plusieurs espèces au choix : Dendrobium, Phalaenopsis, Cymbidium, Miltonia, Cambria, Zygopetalum, Oncidium, Paphiopedilum, etc.
Les plantes sont disponibles du 05/02/2010 au 14/02/2010.
Du 5 au 14 février 2010, la Conservation des Jardins du Luxembourg fête le cent cinquantième anniversaire de sa collection d’orchidées tropicales. Cette exposition exceptionnelle retrace l’histoire ininterrompue de ce patrimoine végétal fabuleux, fragile et unique, dont le Sénat est le dépositaire et le garant depuis 1860.
 Lycaste skinneri, Conservation des jardins du Luxembourg @ Le Sénat
La collection trouve son origine au sein du jardin botanique de la Faculté de Médecine de Paris qui, depuis 1838, était installée au sud de l’actuel Jardin du Luxembourg. La collection d’orchidées fut créée à partir d’un lot de plantes envoyé par le médecin de l’empereur du Brésil. Grâce à des échanges avec des horticulteurs et des collectionneurs, la collection se développa jusqu’à compter 1200 espèces. En 1860, le préfet Haussmann exproprie la Faculté et son jardin botanique pour ouvrir le boulevard Saint-Michel. Une ordonnance impériale annexe une partie des terrains au Jardin du Luxembourg et le Sénat accepte de sauver les orchidées et d’accueillir dans les serres du jardin la collection qui était devenue l’une des plus riches d’Europe.
 Coelogyne rumphii, Conservation des jardins du Luxembourg @ Le Sénat
Pour célébrer les 150 ans de l’arrivée de la collection au Sénat, les orchidées seront présentées dans l’ambiance magique de l’orangerie du jardin en hiver qui, pour la première fois à cette saison, ouvrira ses portes au public. Habituellement cette collection mythique n’est en effet présentée qu’une fois par an à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine.
Riche de près de 1300 hybrides et espèces appartenant à plus de 150 genres botaniques, la collection d’orchidées sera mise en scène au coeur d’un écrin formé par les plantes d’orangerie. Unique au monde, elle est la seule qui puisse encore présenter de nos jours plus de 150 pieds d’orchidées, hybrides horticoles, datant de la fin du dix-neuvième siècle. Parmi les espèces les plus remarquables : Lycaste skinneri, Peristeria elata, Schomburgkia superbiens, Stenorrhynchus speciosus et la collection d’orchidées de Guyane.
 Ansellia africana, Conservation des jardins du Luxembourg, photographie G. Butet @ Le Sénat
La collection de Paphiopedilum a été reconnue collection nationale par le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées (CCVS). C’est le genre botanique le mieux représenté aujourd’hui avec plus de 60 espèces et 450 hybrides, constituant la plus importante collection du genre en France.
 Paphiopedilum 'Edouard André', Conservation des jardins du Luxembourg @ Le Sénat
 Paphiopedilum liemianum, Conservation des jardins du Luxembourg @ Le Sénat
 Paphiopedilum 'Bel Royal', Conservation des jardins du Luxembourg, photo G. Butet @ Le Sénat
Dans cette exposition, vous pourrez découvrir l’extraordinaire richesse et diversité de cette famille botanique, l’extrême beauté de ses fleurs, leurs parfums exquis ou parfois repoussants, les mystères de la multiplication in vitro de ces plantes et les techniques d’hybridation. Les jardiniers du Sénat seront présents pour répondre à vos questions et partager leurs secrets de culture.
 Paphiopedilum 'Alain Poher', Conservation des jardins du Luxembourg, photo G. Butet @ Le Sénat
Ce sera au coeur de l’hiver une plongée dans l’histoire, mais aussi dans la beauté d’une collection de plantes fabuleuses qui fut sauvée in extremis par le Sénat il y a 150 ans et qui apporte aujourd’hui son concours à la sauvegarde de la biodiversité.
Orangerie du Luxembourg
5, rue Guynemer et 19 bis, rue de Vaugirard, 75006 Paris.
De 10 h à 17 h, entrée libre.
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